Je me souviens encore de ces mains, fortes et rugueuses sur ma peau fragile d'adolescente. Non, cela ne fait que cinq ans maintenant. Et je maudis chaque mois de novembre désormais.
Tu m'as ébranlée, déstabilisée, maudite, détruite...
Ce n'est plus moi, et j'ai tout perdu. Je t'en veux, non... Je te hais.
Tu n'es qu'un lâche, vieux de soixante ans. Tu as osé souiller une jeune fille déjà fragile.
L'adolescence est une période difficile, où l'enfant se crée des problèmes.
Et toi, tu en as ajouté de nouveaux, et tu m'as détruite. J'ai peur maintenant. Peur de tous ces hommes, peur de ces êtres de ta couleur.
Je ne suis pas raciste, mais tu m'as totalement changée. Je ne suis plus moi, et je ne le redeviendrai jamais...
Mais le temps passe, et moins je me souviens de toi. Quelle chance !
Seuls ces mauvais souvenirs de tes fausses caresses me hantent jours et nuits.
J'ai peur, alors ne sous entends plus jamais vouloir m'aider.



